Adoptez Une Ordure !

Quand nos déchets deviennent matière première.

07 Apr

Upcycler, c’est d’abord s’adapter.

Publié par Adoptez Une Ordure !

Quand un créateur s’oriente dans l’upcyclage , il fait des déchets son fonds de commerce se donnant pour mission de prolonger la durée de vie d’une matière qui aurait dû être jetée. Il est donc tributaire de l’évolution des modes de consommation, des textures, des couleurs ou de la qualité de ces matières qu’il récupère. Parfois sa créativité s’en trouvera d’autant plus stimulée, parfois il fera naître sous ses doigts des objets qu’il n’aurait jamais imaginé.

Deux matières upcyclées, deux cas d’espèce

par le prisme de la couleur.

Upcycler, c’est d’abord s’adapter.

Les voiles de bateau.

Aujourd’hui elles sont très convoitées par les créateurs qui les convertissent au gré de leur inspiration en objets du quotidien pour celles et ceux qui restent sur la terre ferme (sacs, coussins, cales portes, abats jour, rideaux.... ). C’est une excellente chose car leur matière synthétique les rend hautement polluantes et impossibles à recycler. Si aujourd’hui elles sont fabriquées à partir de matériaux synthétiques qui ont amélioré leur durée de vie et leurs performances techniques, il n’en a pas toujours été ainsi. Autrefois les voiles étaient en fibres végétales naturelles telles que la laine, le lin, le chanvre et le coton. a l'époque, les voiles étaient d'une belle couleur brune.

Il y a quelques années les voiles modernes étaient toutes blanches, aujourd’hui elles sont de plus en plus colorées. Et donc les créations sont de plus en plus polychromes voire flashy. Les créateurs peuvent donc s’en donner à cœur joie et exprimer leurs talents créatifs, en s’amusant à combiner les différents coloris pour des réalisations de plus en plus originales. La diversité des couleurs permet également de créer des pièces uniques, l’assurance pour l’acquéreur de ne pas retrouver le même article ailleurs.

Upcycler, c’est d’abord s’adapter.
Upcycler, c’est d’abord s’adapter.

Les tongs

Les tongs qui échouent sur les plages du Kenya après avoir traversé l’océan indien constituent une véritable pollution visuelle défigurant le littoral mais plus grave encore menaçant les écosystèmes. Depuis 1997 , elles sont ramassées et transformées en de jolies sculptures animalières très pimpantes et colorées. Souvenez-vous de l’histoire de leur ‘making of’ publiée précédemment.

Les futures générations d’animaux en tongs risquent de faire grise mine, non pas au sens figuré mais au sens propre de l’expression. La raison?

Les fabriques de tongs outre océan indien ne produisent en ce moment que des tongs de couleurs grises et donc les ramasseurs ne trouvent plus de tongs de couleur sur les plages. Les collections colorées vont céder la place à une collection en camaïeux de gris, sûrement très chic mais….. différente.

Là encore les artisans sculpteurs sont à la merci des choix des industriels, ils n’ont aucunes certitudes quant à l’évolution de leur art.

Gageons toutefois que les sandales retrouveront très vite leurs couleurs!

Upcycler, c’est d’abord s’adapter.
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